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la servante maîtresse
Opéra-comique en 2 parties (1754)
Nouvelle production
Lorsqu’il crée La serva padrona (La servante maîtresse) à Naples en 1733, Pergolèse est bien loin d’imaginer que cet intermezzo per musica, sorte de parenthèse divertissante au cours d’un opéra tragique, provoquera quelque vingt ans plus tard l’une des plus grandes controverses de l’histoire lyrique française. Sa représentation à l’Académie Royale de Musique de Paris, le 1er août 1752, déclenche la fameuse querelle des bouffons qui oppose les partisants de la tragédie lyrique, royale représentante du style français défendu par Rameau, aux sympathisants de la musique italienne, parmi lesquels Rousseau et les Encyclopédistes. L’intérêt fut tel qu’une adaptation française voit le jour dès 1754 et circule bientôt dans toute la France. La servante maîtresse fait alors la part belle aux passages entre voix parlée et voix chantée dans la langue française de l’époque, si propre à la comédie et au chassé-croisé des sentiments. Le livret quant à lui bouscule les codes et fondements d'une société basée sur la notion de classe ainsi que les rapports homme/femme : la servante Zerbine parvient, avec la complicité du domestique Scapin, à se faire épouser par son maître Pandolphe. Déguisé en militaire, Scapin demande à ce dernier la main de sa servante, ainsi qu’une dot exorbitante. Effrayé par la somme extravagante qu’il doit débourser, Pandolphe trouve plus simple alors d’épouser lui-même la jeune femme. De servante, Zerbine devient maîtresse.
C’est cette version française, très rarement jouée de nos jours, qu’a choisi de porter à la scène Jérôme Correas à la tête des Paladins, jeune formation musicale œuvrant à la redécouverte d’ouvrages injustement oubliés. Loin de toute reconstitution historique formelle, la mise en scène de Vincent Vittoz propose de replacer l’œuvre au cœur de ce boulversement artistique qu’apportèrent les italiens sur la scène sacrée qu’était l’opéra français à cette époque. Musique et textes serviront un véritable divertissement aux frontières de la Commedia dell’Arte et du Théâtre de Foire Parisien.
Conférence sur la vie et l'oeuvre de Pergolèse par Alain Nollier, musicologue et professeur d'analyse au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris :
24/09/09 à 18h00 - Théâtre d'Arras 7/10/09 à 18h30 - Le Phénix scène nationale de Valenciennes 20/04/10 à 20h00 - Théâtre les Pipôts
Première représentation de La serva padrona (intermède en 2 actes de l’opéra Il prigionier superbo de Pergolèse) le 28 août 1733 au théâtre San Bartolomeo, Naples
Adaptation de Vincent Vittoz d’après la version française de Pierre Baurans (1754)
Direction musicale Jérôme Correas
Mise en scène Vincent Vittoz
Décor Amélie Kiritzé-Topor
Costumes Jef Castaing
Lumières François Pavot
Avec
Aurélia Legay (soprano), Zerbine
Vincent Billier (baryton), Pandolfe
Jean-Daniel Senesi (comédien), Scapin
Les Paladins (direction Jérôme Correas)
Production déléguée La Clef des Chants/Région Nord-Pas de Calais
Coproduction Les Paladins, Arcadi (action régionale pour la création artistique et la diffusion en Ile de France), Le Théâtre d’Arras
Avec le soutien de La Fondation Orange et de la Spedidam
Création : le 4 octobre 2009 au Théâtre d’Arras, suite à une résidence de création
Les Paladins bénéficient du soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Ile de France - Ministère de la Culture et de la Communication. Ils sont membres de la Fevis (fédération des ensembles vocaux et intrumentaux spécialisés)
Durée 1h20 environ